Chapitre 1 : Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?

  

I : Le développement des échanges internationaux.

             1-      L’accroissement des échanges

             2-      Quelques explications.

             Après la Seconde Guerre mondiale, de plus en plus de pays se sont efforcés de faire progresser le libre-échange. Les accords commerciaux ont fortement contribués à cette expansion. De plus, la croissance économique, les progrès des moyens de communication et la baisse du coût des transports ont joué un rôle significatif dans l’explication de cette progression. A partir des années 1960, le développement des firmes multinationales a accompagné et accéléré l’essor des échanges commerciaux internationaux. Les firmes transnationales se sont développées grâce à l’essor des échanges intra-firmes. Ainsi, l’ampleur des fluctuations du commerce international s’explique notamment par l’importance prise par le commerce intra-firme, qui multiplie les échanges internationaux avant la production d’un bien final, c’est-à-dire les échanges de produits intermédiaires.

L’évolution des droits de douane a également joué un rôle important dans le développement des échanges internationaux. Les droits de douane correspondent aux impôts prélevés sur les importations lorsqu’elles entrent sur un territoire, ce qui entraîne donc une hausse du prix des biens importés. Entre 1950 et 1980, les droits de douane des pays appartenant à l’Union Européenne ont été divisés par 3 en moyenne  Les droits de douane sont aujourd’hui au même niveau pour les pays appartenant à l’Union Européenne car l’union douanière les impose aux pays membres.

             Nous pouvons illustrer l’évolution des droits de douane avec la situation des Etats-Unis.

             Les Etats-Unis n’ont pas toujours mené une politique de libre-échange (le libre-échange correspond à un courant prônant un marché libre d’entraves aux échanges). En effet, les droits de douane étaient très élevés à la fin du 19ème siècle. Ces forts droits de douane sont significatifs d’une politique  protectionniste. Tant que les Etats-Unis étaient exportateurs de produits agricoles et importateurs de produits manufacturés anglais, ils étaient libre-échangistes. Mais à partir du moment où les Etats-Unis ont commencé à développer leur industrie, une protection vis-à-vis de la concurrence anglaise a été nécessaire : les Etats-Unis ont donc augmenté progressivement leurs droits de douane. Effectivement, une hausse des droits de douane se traduit par une hausse des produits importés entraînant une baisse de la demande pour ces produits importés, la demande pour les produits nationaux augmente donc.

             Avec la mise en place du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade ou Accord général sur les tarifs et le commerce, accord multilatéral définissant les droits et les obligations des  partenaires commerciaux) après 1945, imposant une baisse des droits de douane afin de favoriser le libre-échange, les Etats-Unis, étant signataires, ont dû réduire leurs droits de douane. Après la guerre, les Etats-Unis ont connu une situation hégémonique. En effet, avant 1945, le haut niveau de leurs droits de douane leur a permis de développer leur compétitivité. Les Etats-Unis ont donc connu une hausse de leur productivité grâce à des économies d’échelle ce qui entrainera par la suite une baisse des prix de leurs produits. Les hauts tarifs douaniers ne seront donc plus nécessaires pour se protéger ce qui explique leur baisse. En raison de difficultés en rapport avec des négociations (sur les échanges internationaux de services notamment), le GATT est devenu avec les Accords de Marrakech en 1995, l’OMC ( Organisation Mondiale du Commerce).

 Les Accords de l’OMC régissent les marchandises, les services et la propriété intellectuelle et poursuivent trois objectifs fondamentaux:

  • favoriser autant que possible la liberté des échanges.
  • poursuivre progressivement la libéralisation par voie de négociation.
  • instituer un moyen impartial de règlement des différends     

 Yolaine A. Justine G.

II : Libre échange ou protectionnisme

             1-      Intérêt et limites du libre échange

Le libre-échange  se définit comme un courant prônant  un marché libre d’entraves aux échanges, autrement dit, un courant prônant la libre circulation des produits (capitaux, biens et services) entre les pays et l’absence de restrictions aux échanges.

La première théorie du libre-échange est née avec Adam Smith au XVIIIème siècle. En effet, dans son ouvrage « recherche sur la nature et les causes de la richesse des Nations », publié en 1776, il justifie et prône un libre échange reposant sur la théorie des avantages absolus. Ainsi, pour lui, tout pays a intérêt à se spécialiser dès lors qu’il détient un avantage absolu dans une activité, c'est à dire dans la production pour laquelle il détient le plus grand avantage par rapport à ses partenaires (cout le + bas ou productivité la + forte). Dans ce cadre-là, tous les acteurs détenant un avantage absolu deviennent complémentaires et interdépendants : ils vont échanger leurs productions contre les produits dont ils ont besoin et qu’ils ne produisent pas.

=> Les échanges mondiaux augmentent et sont basés sur le libre échange (ici, aucune intervention de l’Etat n’est nécessaire, puisque les marchés s’autorégulent grâce à la main invisible).

=>  Les Etats s’enrichissent (« richesse des Nations »)

David Ricardo a montré les limites et les lacunes de la théorie smithienne. Aux questions « que fait un pays mauvais en tout ? Ou excellent en tout ? », Ricardo, sur la base de la théorie des avantages absolus, ne peut répondre. Il va alors modifier (améliorer)  la pensée de Smith et parler en termes d’avantages comparatifs (ou relatifs) : tous les pays, aussi bien ceux qui possèdent tous les avantages absolus que ceux qui n’en ont aucun, sont gagnants à la spécialisation et à l’échange. En effet, chacun se spécialise là où son avantage est le plus grand (= avantage absolu) ou là où son désavantage est le plus faible = Théorie des avantages comparatifs !

            Selon Ricardo, l’origine de l’avantage comparatif provient de la différence de productivité du travail entre les différents pays. Pour un produit donné, le pays dont la productivité du L est la plus élevée est celui qui possède l’avantage comparatif et qui se spécialisera dans cette production. Par contre, si un pays ne possède pas de productivité  du L meilleure que son partenaire, il choisira de se spécialiser dans la production du produit pour lequel l’écart de productivité  avec son partenaire est le plus faible (là où il est le moins mauvais).

Ex :

 

Pays   A

Pays   B

Pté   dans P° X

1,8

0,9

Pté   dans P° Y

1,2

1,1

Le pays A est meilleur dans les 2 P°, mais son avantage est le plus grand dans la P° de X (écart de productivité  le + fort= 0,9) dans laquelle il se spécialisera.

Le pays B se spécialisera dans la production pour laquelle son désavantage est le plus faible, c'est à dire, ici, la production de Y (écart de productivité le plus petit= 0,1).

En conséquence, pour Ricardo, tous les pays possèdent un avantage comparatif pour au moins un bien et se spécialiseront dans la production de ce bien pour s’insérer dans le commerce international et profiter de ses bienfaits (cf. exercice d’application p68). De sorte que tous les pays sont gagnants à la spécialisation et s’enrichissent.

La théorie des avantages comparatifs a aussi permis d’expliquer la Division Internationale du Travail traditionnelle (DIT) = répartition des spécialisations dans les productions entre les pays. Ainsi, à l’origine, les pays du sud se sont spécialisés dans la production agricole et les matières 1ères, tandis que ceux du nord produisaient es biens manufacturés. Depuis la fin de la colonisation, la donne a changé. Aujourd’hui, on parle de nouvelle DIT : les pays du nord produisent non seulement des biens manufacturés mais aussi agricoles (concurrencent les pays du sud) alors que ceux du sud ont du mal à se sortir de l’agriculture ; par contre les pays émergents ont diversifié leurs productions pour fournir, à présent, au monde entier des produits manufacturés à faible prix de vente.

De plus, la mondialisation a vu l’émergence de « pays ateliers » qui produisent des pièces détachées (sous-traitance) ce qui participe au développement de la Division Internationale du Processus de Production (DIPP). Certains pays se spécialisent dans la production de pièces qui seront assemblées dans une firme située généralement dans un pays développé.

On peut toutefois souligner que la théorie ricardienne rencontre certaines limites :

●  En effet, on remarque que la spécialisation n’est pas toujours source de richesse car elle implique l’abandon de certains secteurs d’activité, au profit d’un seul. Cela génère la disparition de ces secteurs et la destruction d’emplois.

Ex : après l’indépendance, l’Algérie choisit d’abandonner l’agriculture au profit de l’industrie (pétrole et gaz), la production agricole devient très insuffisante pour satisfaire leurs propres besoins; 50 – 60 ans après, la compétitivité industrielle est faible et le secteur agricole est à nouveau en développement par nécessité ;

● D’autre part, Ricardo n’expliquait en rien l’origine des avantages comparatifs, c’est ce que Hecksher-Ohlin et Samuelson ont signalé en émettant le « théorème HOS ». Pour eux, les avantages comparatifs reposent sur la Dotation factorielle de chaque pays, c'est à dire sur la dotation des pays en facteurs de production, travail et capital. Ainsi, les pays se spécialiseraient dans les productions pour lesquelles ils sont les mieux dotés en facteurs : un pays mieux doté en facteur travail devrait se spécialiser dans les productions de main d’œuvre (ex : Inde = « atelier du monde ») et un pays mieux doté en capital devrait se spécialiser dans les productions à forte intensité capitalistique.

Le théorème HOS a aussi été soumis à critique par Wassili Leontief dans les années 1950. En observant les échanges internationaux des USA, il note que ces derniers devraient se spécialiser et exporter des produits intégrant une forte intensité capitalistique et importer des biens intensifs en facteur travail. Or, en réalité, les exportations US intègrent beaucoup de facteur travail et les importations davantage de facteur capital. C’est ce que l’on nomme le « paradoxe de Leontief ».

Il convient de noter qu’à l’époque du théorème de HOS, il n’y avait aucune libre circulation du capital. Aujourd’hui, un pays faiblement doté en capital peut modifier sa situation en en important ou en profitant des délocalisations et transferts de technologies.

● Autre limite, aujourd’hui, il est possible de construire des avantages comparatifs par décision politique des gouvernements, dans le cadre de politiques industrielles et structurelles. Un pays peut alors choisir une activité et décider de la soutenir par des subventions par exemple, jusqu’à ce qu’elle devienne meilleure que les autres pays partenaires : ex, la politique d’éducation sud-coréenne a créé les avantages comparatifs d’aujourd’hui. Les avantages comparatifs ne sont donc plus naturels !

Dans les années 1980 apparaissent de nouvelles théories explicatives du commerce international. Ainsi, aujourd’hui, contrairement à la théorie ricardienne qui supposait que les pays se spécialisaient et échangeaient leurs différences, le CI repose beaucoup sur des échanges de produits similaires qui sont au cœur des échanges intra-branches. L’expression « échanges intra-branches » désigne les importations et exportations de produits similaires entre pays, c’est-à-dire de produits relevant de la même branche d’activité. Les producteurs vont donc produire des biens correspondants à ceux recherchés par la  population locale. Le marché extérieur n’est alors que le prolongement du marché intérieur (Smith parlait déjà de « l’extension des marchés »). Plus les pays sont semblables, et plus la gamme des produits exportables est identique à la gamme des produits importables. Les échanges s’effectuent donc entre pays semblables économiquement et  qui recherchent de nouveaux débouchés sur des marchés extérieurs où la demande pour ce type de produit existe déjà.

Se développe alors un commerce intra-zone : ex, les produits fabriqués en Allemagne trouvent une demande en France.

Le développement du commerce intra-branche entre pays de niveau de développement analogue peut s’expliquer par les stratégies de recherche de débouchés et l’existence d’économies d’échelles.

-          stratégies de recherche de débouchés : plutôt que de subir la concurrence, les entreprises peuvent avoir intérêt à différencier leurs produits de ceux de leurs concurrents tout en venant ces produits à l’échelle la plus grande possible. Elles gagnent en compétitivité car le produit présente des caractéristiques différentes ; elles disposent alors qu’une meilleures compétitivité-hors-prix.

-          Economies d’échelle : dans l’hypothèse de rendements d’échelle croissants, les économies d’échelle permettent de réduire les coûts de production et de gagner en compétitivité-prix. Les économies d’échelle internes se réalisent dans des entreprises supportant des couts fixes élevés et dont les couts variables augmentent moins vite que la production (grâce notamment à la DIPP). Ex : Boeing ou Airbus => les quantités produites augmentent plus vite que les couts de production, les couts moyens baissent, il y a donc économies d’échelle internes. Dans le cas d’économies d’échelle internes, la firme la plus grande devient la plus compétitive, elle peut aussi accentuer sa spécialisation et réduire à néant les firmes les moins efficaces en menant une opération de concentration horizontale pour les absorber.

-          Il est aussi intéressant pour les entreprises de s’installer dans des pôles de compétitivité tels que la Sillicon Valley, Sofia Antipolis ou Toulouse. Ces pôles permettent aux entreprises d’avoir accès à certains facteurs spécifiques de production, de se rapprocher d’un personnel qualifié et spécialisé, d’être en contact direct avec les fournisseurs et de profiter du phénomène de « veille technologique », ce qui procure un avantage compétitif. Tous les acteurs du pôle sont sans cesse à l’affut d’informations et de nouveautés en lien avec la branche d’activité, l’information circule dans le pôle et est bénéfique à tous (cf. transparence). Une synergie se développe au sein du pôle qui procure émulation et motivation à innover. Les entreprises intégrant ces pôles sont dites innovantes.

Dans ces nouvelles théories du CI, les Etats entrent aussi en concurrence car chacun vise un accroissement de sa production. De ce fait, ils vont chercher à rendre leurs territoires attractifs pour les FMN et pour permettre aux entreprises « nationales » déjà installées d’obtenir des contrats de production à l’étranger

(Pour plus d’information sur les nouvelle théories du commerce international : http://www.creg.ac-versailles.fr/spip.php?article184)

CONCLUSION : avantages et inconvénients du libre échange

 

Avantages

inconvénients

↗   excédent commercial

↗   IDE

Economies   d’échelle

Gains   à l’échange

↗   production (=richesse des nations)

↘   prix

Spécialisation   => ↗ productivité

Transferts   de technologie => innovation

Diversité   des ressources, des produits disponibles

Uniformisation   des cultures

Diversification   culturelle

Mise   en place de normes communes

Innovation   pour protection de l’environnement

Accords   internationaux et régulation (OMC, FMI)

Destruction   des entreprises les moins efficaces

Obsolescence   des infrastructures

↗ déficit commercial

Existe des perdants

Exploitation des pays du sud (le sud est   dépendant économiquement du nord, ce qui le maintient dans sa pauvreté :   exploitation des faiblesses, entreprises se croient tout permis, ex :   Nestlé)

Déculturation

Rejet du modèle occidental (résistance :   régionalisme, repli, terrorisme…)

↗ pollution

Externalités négatives

Surexploitation des ressources naturelle

Tensions / conflits

Noémie J.

             2-      Intérêt et limites du protectionnisme

 

III : La mondialisation de la production

             1-      Les stratégies des FMN

Une firme multinationale (FMN) est une entreprise composée d’une société mère qui se situe dans le   pays d’origine et de l’ensemble des entreprises, détenues ou contrôlées par cette société-mère et appelées filiales, situées dans plusieurs pays. Elle est à distinguer d’une Firme transnationale qui, elle, n’appartient pas à un seul pays.

L’entreprise mère détient le contrôle sur toutes les unités de production, il s’agit de la « donneuse d’ordre ». On distingue également les filiales, qui représentent les unités de production possédées à plus de 50% par la société mère.

En 1977, il y avait 11000 sociétés mères et 82000 filiales internationales ; alors qu’en 2000, elles étaient 63000 sociétés mères, et 820000 filiales internationales. Les firmes multinationales, ont réalisées en 2010, une production d’environ 16 000 milliards de dollars, soit ¼ du PIB mondial.

Les exportations des filiales ont fortement augmenté depuis les années 2000, elles représentent 9,9% des échanges aujourd’hui alors qu’elles en représentaient 5,2% en 1982.

De plus en plus aujourd’hui, les firmes délocalisent leurs activités. la délocalisation désigne le transfert d'activités, de capitaux et d'emplois d'une entreprise dans un autre lieu (en général à l’étranger) afin de bénéficier d'avantages compétitifs, c'est-à-dire de conditions économiques plus favorables. C’est à dire, qu’elles déplacent leurs activités économiques vers un pays étranger, avec comme objectif de réduire les coûts, de transport, de production, mais aussi pour avoir une main d’œuvre à bas salaire. Cependant si les FMN veulent délocaliser, le coût après délocalisation doit être inférieur à celui avant délocalisation.

Les stratégies des FMN ont évolué entre les débuts de l’ouverture des marchés et aujourd’hui. On distingue cinq types de stratégies des firmes multinationales :

-         Les stratégies de marché, dont l’objectif est de se rapprocher de la demande locale, son but est d’augmenter ses parts de marchés, et de contourner les barrières de protectionnistes. Elles peuvent utiliser des filiales relais, qui représentent plus de 50% du capital implanté à l’étranger pour y produire et vendre sur place.

-          Les stratégies d’approvisionnement, dont l’objectif est de se rapprocher des sources des matières premières afin de réduire les couts de transports.

-         Les stratégies de rationalisation, dont l’objectif est de réduire les couts de production pour accroitre les prix et réaliser plus de profits. Elles poussent les firmes à utiliser des ateliers dans les pays à bas salaires. Une filiale atelier va se spécialiser dans la production de pièces détachées, la société mère va ensuite importer et assembler pour réaliser le produit. Cette stratégie participe donc à la DIPP.

-         Les stratégies techno financière consistent à vendre des savoirs faires à d’autres entreprises ; il y a mise en place d’une assistance technique, de façon que la main d’œuvre sur place soit à moindre coûts.

-         Les stratégies globales regroupent les quatre stratégies précédentes. Elles visent par l’implantation des filiales, l’accès au marché local et la réduction des couts de productions. Elles cherchent à avoir un réseau d’unité de production de composants.

La DIPP résulte de la stratégie globale qui consiste à réaliser des productions en s’appuyant sur différents sites, dans différents pays qui réalisent une partie plus ou moins complexe du produit, ultérieurement assemblé dans un pays participant à cette DIPP. Cette dernière est à l’origine des échanges intra firmes, qui sont des échanges entre des filiales d’une même entreprise. A l’inverse, on peut dire que le commerce intra-firme est aussi une conséquence de la DIPP utilisée au sein des FTN.

Les firmes transnationales ont su profiter des avantages de l’ouverture des économies nationales depuis les années 1970 pour améliorer leur compétitivité et conquérir de nouveaux marchés. Leurs stratégies se sont affinées au point de modifier la structure du commerce mondialen développant un commerce intra firme.

Margaux G.

             2-      Les conséquences de la multinationalisation